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Viandes, sous et co-produits animaux : tout ce que vous avez toujours voulu savoir !

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Viandes, sous-produits animaux, co-produits d’origine animale… On a parfois tendance à s’y perdre avec tous ces termes techniques associés à l’alimentation de nos chiens et chats. Quelle est leur signification ? Qu’est-ce qui se cache derrière ces termes obscurs ? Sont-ils à fuir ? S’agit-il de morceaux de qualité ou de déchets ? Quelle est leur origine ? Franklin lève le voile sur la gamelle de vos compagnons à quatre pattes. Décryptage. 

viande et co produits animaux

 

La vérité sur l’alimentation pour chien et chat : quelques définitions pour mieux s’y retrouver. 

  • Bien lire une étiquette sur le paquet de croquettes de votre animal.

L’alimentation est l’un des piliers pour garantir la santé de votre animal, on ne le dira jamais assez ! Dans un autre article, nous vous expliquions comment bien comprendre une étiquette. Les ingrédients et matières premières sont indiqués dans la partie “composition” et apparaissent dans l’ordre décroissant, en fonction du poids. Ainsi, le premier ingrédient sera le plus présent en quantité dans la recette. D’une marque à l’autre, vous pourrez retrouver les mots suivants : “viande”, “viandes”, “sous-produits” ou “co-produits d’origine animale”, “goût”… tous ces termes ont une signification bien précise et encadrée par la loi. Chez Franklin nous avons fait le choix de plus de transparence en indiquant le terme "viandes et co-produits" dans nos compositions sur toutes nos fiches produits.  

  • Mieux comprendre le vocabulaire autour de la viande. 

Le terme “viande” ne peut  être utilisé que pour désigner le muscle squelettique (blancs de poulets, cuisse…etc) qu’on retrouve uniquement dans l’alimentation humaine.

Les termes “viandes et sous/co-produits animaux” font quant à eux référence à tout ce qui est utilisé pour fabriquer de la nourriture pour animaux comme la pâtée, les croquettes ou les friandises. Pourtant ces termes font peur : on les imagine comme des déchets d’abattoir ou des produits de qualité inférieure. En réalité, il s’agit tout simplement de morceaux non ou plus valorisés en alimentation humaine. En effet, un sous-produit d’origine animale reste toujours apte à la consommation humaine, c’est juste qu’il n’est plus ou pas à notre goût et que nous ne souhaitons plus le retrouver dans nos assiettes !  

  • Connaître la réglementation de l’alimentation pour chien et chat

Les choses sont bien faites ! Pour éviter les dérives, la législation prévoit un encadrement rigoureux des sous-produits animaux et des produits qui en sont dérivés, aussi bien au niveau de la collecte, des mesures de transport, du traitement et des techniques de transformation. Il existe différentes catégories de sous-produits. Grâce à cette législation, ces dérivés ne pourront entrer que dans certaines filières bien précises. Ainsi que seuls les sous-produits sans risque pour la santé humaine ou animale puissent entrer dans la filière de l’alimentation de votre chien et de votre chat. 

Enfin, tous les acteurs et établissements de la filière sous-produits animaux ont l’obligation d’être enregistrés pour bénéficier d’un agrément délivré par le préfet de leur département d’implantation.



Les sous-produits : 3 catégories différentes, 1 seule utilisée en alimentation de votre animal.

  • Les sous produits de catégorie 3 

C’est la seule catégorie qui est utilisée en alimentation animale à condition que la transformation ait lieu en usine(s) agréée(s) « sous-produits animaux ». Selon le règlement, elle désigne certaines parties d’animaux de boucherie sains abattus en abattoirs et déclarés propres à la consommation humaine par les services vétérinaires d’inspection sanitaire. Cette catégorie comprend les carcasses et les abats, des morceaux que l’homme a choisi de ne pas valoriser par mode, par goût, ou par culture. 

Voici un exemple pour vous aider à mieux comprendre la nuance : si vous choisissez de mettre de la “vraie” viande comme un beau filet ou bien une bavette dans des croquettes, cette viande est automatiquement déclassée en sous-produit de catégorie 3. Pourquoi ? Car toutes les matières premières qui entrent dans la composition d’aliments pour chien et chat sont par définition des sous-produits de catégorie 3 mais aussi par obligation légale et sanitaire. Cela permet ainsi d’éviter le retour dans la chaîne alimentaire humaine.

La réglementation sanitaire (Règlement européen n°1069/2009) encadre par ailleurs très rigoureusement les appellations “co et sous produits”. Ainsi, les têtes des volailles, les peaux, les cornes, les sabots, les poils, les laines…etc ne font jamais partie des produits destinés à l’alimentation animale en Europe. C’est la loi. Ces morceaux n’ayant aucun bénéfice en matière nutritionnelle pour nos chiens et chats, cela serait par ailleurs inutile de les retrouver dans leur gamelle. 

 

  • Les sous-produits de catégories 1 et 2.

Les sous-produits de catégorie 1 sont destinés à la destruction et non à la consommation, car ils sont suspectés de transmettre des maladies à l’homme ou aux animaux. Leur traitement ou transformation est largement encadré : ils seront notamment valorisés en biodiesel ou pour la production de combustible. 

Les sous-produits de catégorie 2 regroupent les cadavres d’animaux morts à la ferme ou les cadavres contenant des résidus de médicaments vétérinaires, les parties de carcasses non-consommables en raison d’un problème sanitaire. Ils seront quant à eux utilisés pour la production d’engrais organiques, la conversion en biogaz ou pour du compostage. 

Ces deux catégories ne sont jamais utilisées pour l’alimentation humaine et l’alimentation animale. La réglementation l’interdit, aucun risque donc d’en retrouver dans n’importe quelle marque de croquettes, rassurez-vous ! 

 

Mais pourquoi ne pas utiliser de la “vraie” viande pour votre chien ou votre chat ? 

Tout simplement parce que ce serait un désastre écologique ! Imaginez : si nous faisions le choix d’intégrer la viande consommée par les hommes dans l’alimentation animale, il faudrait donc abattre encore plus d’animaux d’élevage pour couvrir la demande. Cela voudrait également dire qu’on choisirait de « jeter » les bas-morceaux tout simplement parce que nous refusons de les manger par mode ou par goût. Cela constituerait un véritable gâchis alimentaire, sachant que chaque année en France, déjà près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont gaspillées.

 

Vous voilà désormais à jour sur les mesures européennes en matière de sous-produits animaux. Mais si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à contacter notre équipe au 01 84 88 58 18 ou notre vétérinaire juste ici.